Sexe et cerveau : quel est l’apport de la recherche fondamentale ?

O. Rampin


Résumé :

Les recherches fondamentale et clinique ont fourni, durant ces quinze dernières années, de nombreux éléments permettant de mieux comprendre le fonctionnement du tractus génital et son contrôle par le système nerveux. On sait désormais que le monoxyde d’azote, libéré dans le pénis par les nerfs parasympathiques sacrés, déclenche l’érection. Il agit également dans le système nerveux central pour réguler le comportement sexuel. L’ocytocine, qui déclenche des contractions du canal déférent durant l’éjaculation, participe également au contrôle spinal de l’érection. Tant les androgènes que les œstrogènes participent à la mise en place et à l’activité des réseaux de neurones centraux qui gouvernent le comportement sexuel chez le mâle.

En revanche il reste à comprendre comment le système nerveux central participe au contrôle de la sexualité en utilisant différents réseaux nerveux et de nombreux neuromédiateurs. Notons que les recherches portant sur le sexe faible sont les parentes pauvres des investigations fondamentales et cliniques menées aujourd’hui.



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